De Gaulle n'appartient à personne. Mais encore moins à eux !

Publié le par DLJ Lorraine

Je me permet de retranscrire sur notre blog l'excellent article d'Alain Kerhervé, disponible sur www.debat2007.fr

Par Alain Kerhervé, le 18 octobre 2006:

 "Dans cette précampagne présidentielle, que ce soit au cours de réunions de militants, dans les communiqués liés à l’actualité ou tribunes et éditoriaux des médias, pas une journée ne se passe sans que la référence à Charles de Gaulle et au gaullisme ne s’impose aux candidats déclarés ou non.

La raison de cet ancrage à la dernière référence politique et historique digne de ce nom est évidente. Le peuple français, dans sa très grande majorité, se souvient pour les plus anciens et apprécie pour les plus jeunes, l’homme, son engagement et son amour pour la France, sa probité et son honnêteté, mais également sa détermination dans l’action, sa sévérité pour lui-même et ceux qui ont eu l’honneur d’être à ses côtés dans les pires moments de notre Histoire.

Avec le Général, point de politicaillerie, notamment au sein du gouvernement de la France. Les piques des uns contre les autres, le mélange des fonctions ministérielles avec d’autres préoccupations plus carriéristes, l’étalage des états d’âme n’avaient pas cours. Seule comptait la France. De Sarko à Ségolène, de Villiers à Buffet, le gaullisme devient entre leurs mains « une barre énergétique ». C’est bon et ça donne du punch. La plupart d’entre eux, relayés par des médias qui font choux gras de cette aubaine, se disent de plus en plus gaullistes ! Quitte à s’identifier, chasse aux voix oblige, à des parcelles que chacun peut s’approprier : gaullisme social pour les uns, gaullisme patriotique pour les autres, gaullisme international pour presque tous.

 L’actualité hexagonale et mondiale en fournit les occasions. Privatisation de Gaz de France : la gauche dénonce la braderie de l’héritage gaulliste, ce qui est réel. Affrontement au Liban : beaucoup apprécient la position gaullienne de la France. "Sorties" hyper médiatisées du ministre de l’intérieur sur "l’arrogance" de la France et la "faute" du couple Chirac-Villepin brandissant à l’ONU la menace du carton rouge dans l’affaire irakienne : les Français n'apprécient pas. Mesures, certes positives mais insuffisantes, sur la participation dans les entreprises, repoussées par la gauche qui déclame, en d'autres lieux, son gaullisme social. Même de Villiers, qui chasse chez Le Pen, a ses "gaullistes de gauche". Le gaullisme authentique, soucieux de l'héritage laissé par le fondateur de la Vème République, respectueux de l'homme qui a dit "non", déterminé à poursuivre l'œuvre inachevée du Général, vigilant à conserver intacte l'indépendance de la France et opposé à toute dérive supranationale de l'Europe, est un corps de doctrines indissociables.

Il s'impose une synthèse, et non un compromis, entre les valeurs de droite et de gauche. Difficile, certes, mais tellement enthousiasmant ! "Prenez invariablement la position la plus élevée, c'est généralement la moins encombrée." disait le Général. Aujourd'hui, plus qu'hier, les Français sont les victimes d'une arnaque "politico-commerciale" de grande envergure. Les candidats médiatisés clament leur gaullisme, mais cela sonne faux. Pour les plus "people" d'entre eux, ils se retrouvent porteurs d'idées identiques sur deux créneaux sensibles aux gaullistes de conviction : l'Europe et les institutions. Le résultat du référendum sur "la constitution européenne" qu'ils ne veulent, en aucun cas, prendre en compte. Le peuple a dit "non" ; qu'importe ! Ils passent outre et nous concoctent un autre texte, plus concis mais tout aussi ravageur pour la France, proposant de le ratifier par voie parlementaire.

Afin d'accentuer la main mise des partis sur la vie politique, après la cohabitation et le quinquennat qu'ils ont établis ensemble, ils envisagent une déflagration constitutionnelle en abaissant le rôle du Président de la République élu au suffrage universel. Plus qu'une VIème république qu'ils revendiquent, c'est le retour à la IVème qui se prépare. Néanmoins, dans cette nébuleuse galaxie politique, un espoir pointe à l'horizon. Marginalisé, sans moyens à la hauteur de sa mission, mais fort de ses convictions et totalement indépendant des structures partisanes, Nicolas Dupont-Aignan s'affirme de plus en plus comme le candidat "gaulliste et républicain" que nous attendons tous. A contre-courant de la pensée unique, il propose aux Français de reprendre le pouvoir. Le chemin sera long et rude.

"Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé", nous encourage Charles de Gaulle."

 Alain Kerhervé www.gaullisme.fr

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