Philippe de Villiers, lui, aimerait bien capter la nouvelle aura du président de Debout la République : « Nicolas Dupont-Aignan fait le même bon constat que nous sur l'impossibilité de faire
de la politique en France quand tout se décide à Bruxelles », explique
Patrick Louis, député européen MPF. Paul-Marie Coûteaux espère aussi ce rapprochement qu'il
tente de favoriser en vue des élections européennes de 2009.
Bref, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais été aussi courtisé mais il préférerait choisir ses prétendants. Son objectif est simple :
« survivre jusqu'en 2012. »« Aujourd'hui, je ne vois personne qui veuille
reprendre le flambeau de mes idées », déplore-t-il. Un avis que partage François-Xavier Vilain, député-maire de Cambrai affilié à DLR :
« Je me retrouve dans ce qu'il exprime et il est le seul à porter ces idées-là sur l'Europe à droite. Les électeurs commencent à le connaître
! », ajoute-t-il.
« Sincère » pour beaucoup, il est, pour un journaliste qui l'a suivi toute la campagne
durant,
« trop gentil. » Mais, de l'avis général, c'est un véritable acharné.
Sa motivation ? Des pères de famille qui l'encouragent à la sortie de la boucherie. Pour lui, le non au référendum sur le TCE a été le signal :
« on a une élite d'abandon qui n'aime plus le peuple et vous voudriez que je travaille avec cette élite ? » Qu'il se rassure :
cette élite n'a pas l'intention de lui proposer le moindre job. Face à un Président qui remet en cause la laïcité, réintègre l'Otan ou reste passif face à l'euro fort, NDA voit venir la
révolte.
« Ca va finir dans la rue, toute l'histoire est faite de ça, dit-il d'un air d'évidence.
Il y aura besoin d'une recomposition politique et j'espère modestement pouvoir y participer. » Pour l'instant, Nicolas
Dupont-Aignan organise la résistance. Seul.