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Souscription nationale

L'essentiel du traité européen simplifié

 

 

Mercredi 29 août 2007

Nous apprenons ce soir le décès de l'ancien Premier Ministre Pierre Messmer à l'âge de 91 ans.

Né dans une famille alsacienne,il s'est engagé dans les Forces Françaises Libres dès juin 1940.

 Après guerre,il avait été administrateur colonial en Indochine et en Afrique puis ministre des Armées de 1960 à 1969 du général de Gaulle où il mis en place la force nucléaire française et fut confronté à la révolte des Généraux de 1961. Ministre de l'Outre-mer en 1971 puis Premier ministre de 1972 à 1974 sous la présidence de Georges Pompidou, il eu à gérer le premier choc pétrolier.

 Il a été également maire de Sarrebourg de 1971 à 1989 et président du Conseil régional de Lorraine.

Jusqu'à ce jour, Pierre Messmer était chancelier de l'orde de la Libération depuis 2006, chancelier honoraire de l'Institut de France et membre de l'Académie Française depuis 1999.

Les jeunes de Debout La Répblique saluent ce grand homme politique français et lorrain qui a su défendre son idéal pour la France durant les périodes sombres de notre pays.

par DLJ Lorraine publié dans : dljlorraine
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Jeudi 23 août 2007

Article paru dans le journal Marianne le 21 Juillet 2007

Au lendemain du sommet de Bruxelles, l’ensemble des observateurs saluait le « miracle Sarkozy », la relance de l’Europe, la réconciliation franco-allemande…

La France, en avalisant le retour de la Constitution pourtant rejetée par son peuple, cédait dans les faits à la pression des pays ayant ratifié le texte, au premier rang desquels l’Allemagne qui faisait coup double (extension de la majorité qualifiée et doublement de ses droits de vote).

Outre le fait que cet accord est démocratiquement scandaleux puisque le principe du référendum est refusé, le pire aujourd’hui est que le Président Sarkozy n’a rien obtenu en échange. En effet sur la question clef de l’euro, la visite du Président devant l’eurogroupe s’est transformée en débâcle.

Le Président qui pendant toute la campagne avait, à raison, fait de la lutte contre l’euro cher un préalable au redressement de la France n’a même pas osé aborder franchement les choses. L’Allemagne par la voix de son Ministre de l’économie l’a renvoyé sèchement dans ses buts. Madame Merkel qui a hier déjà tout obtenu de la France à Bruxelles, a dans une interview sur RTL le 11 juillet mis un point final au débat. Je cite : « Je ne m’y prêterai pas, et le gouvernement non plus ».

Ce qui devait arriver, arrivera. Pourquoi l’Allemagne céderait sur l’euro, Airbus ou l’OMC puisque la France a tout donné sur la Constitution ?

Tout cela prouve que le grand écart, pour ne pas dire le double langage, entre le discours à Paris et les décisions à Bruxelles, ne fait pas bon ménage avec la défense des intérêts nationaux et la construction d’une Europe équilibrée.

La France mérite mieux que les fanfaronnades de lendemains de sommet.

D’autant, et c’est là le plus grave, qu’aucun résultat concret ne pourra avoir lieu sur le plan économique notamment dans la lutte contre les délocalisations, thème central de la campagne présidentielle sans une réforme de la Banque Centrale européenne, l’instauration d’un libre échange loyal, une nouvelle politique industrielle.

C’est donc l’intérêt même du Président de la République et de la majorité de mettre fin à cette diplomatie de coups médiatiques.

Il en est d’ailleurs de même dans les domaines clefs de la réforme économique ou institutionnelle. A-t-on vraiment les moyens de perdre 15 milliards d’euros pour des mesures catégorielles alors même que la réforme de l’Etat reste à l’état de discours ? On se prive des recettes sans savoir si les économies sont tenables. Quant aux Institutions, le trompe l’œil n’est pas loin puisque on fonce vers la présidentialisation du régime sans de réel contrepoids et avec l’oubli délibéré et essentiel de la pratique référendaire.

Tout cela n’augure rien de bon pour l’avenir. L’audace dans le discours doit suivre dans les actes et surtout la réussite repose sur la cohérence dans la durée.

Espérons que l’été portera conseil !

Nicolas Dupont Aignan

par DLJ Lorraine publié dans : dljlorraine
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