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Bulletin d'adhésion à Debout La République

Souscription nationale

L'essentiel du traité européen simplifié

 

 

Bonjour et Bienvenue sur Debout Les Jeunes Lorraine

Regroupant des jeunes Républicains attachés à une certaine idée de la France, "Debout les Jeunes" entend promouvoir dans la vie politique actuelle un véritable débat pour répondre aux différents problèmes de notre société.

 

Jeudi 15 novembre 2007

NDA DLR appel signatures petition traite simplifie lisbonne
Vidéo envoyée par ndamedia

Appel de Nicolas Dupont Aignan en faveur de d'un référendum sur le traité de Lisbonne.

Mobilisons nous pour faire comprendre pourquoi nous voulons une autre Europe ... démocrate, pas bureaucrate...

par DLJ Lorraine publié dans : Actualité politique
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Mercredi 14 novembre 2007

Permanence DLR vendredi 16 novembre entre 17h45 et 19h, 118 rue Saint Dizier à Nancy. C'est l'occasion de venir nous rencontrer !

par DLJ Lorraine publié dans : Vie du groupe
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Mercredi 14 novembre 2007

La Commission européenne a prévenu que les promesses de Nicolas Sarkozy aux marins-pêcheurs risquaient de ne pas être conformes au droit communautaire. Les marins-pêcheurs faisaient grève, protestant contre la hausse des prix du pétrole, dont leur activité est l’une des principales victimes. Nicolas Sarkozy les avait « rassurés », en leur promettant de mettre en place un plan d’aide. Mais comme avec le droit communautaire, rien n’est jamais simple, la commission de Bruxelles a mis en garde la France sur le plan d’aide annoncé.

 

En effet, «d’après les quelques éléments» dont dispose la sacro-sainte institution, le mécanisme de compensation des prix prévu par Paris «serait une aide au fonctionnement qui ne serait pas compatible avec les règles communautaires sur les aides d’Etat» (article 87 du TCE), a indiqué la porte-parole de la Commission chargée des dossiers de la pêche, Mireille Thom.

 

 

 

 

De telles aides ne sont possibles «que dans certaines conditions, dans le cadre de plan de sauvetage et de restructuration des entreprises en difficulté», a-t-elle fait valoir. Or dans le cas du plan annoncé par Sarkozy, on ne peut pas parler de « surcoût » puisqu’il s’agit du coût du gazole qui doit être supporté par toutes les entreprises, a expliqué cette même source.

 

 

 

 

Le droit communautaire a démuni la France de tous ses instruments d’intervention économique. Cela marque la victoire du néolibéralisme, mais cela marque surtout la défaite de la France !

 

 

 

 Laurent

par DLJ Lorraine publié dans : Actualité politique
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Dimanche 11 novembre 2007

"Françaises, Français.

Étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé, depuis vingt quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la maintenir. J'ai pris mes résolutions.

Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. J'ai un mandat du peuple, je le remplirai.

Je ne changerai pas le Premier ministre, dont la valeur, la solidité, la capacité, méritent l'hommage de tous. Il me proposera les changements qui lui paraîtront utiles dans la composition du gouvernement.

Je dissous aujourd'hui l'Assemblée nationale.

J'ai proposé au pays un référendum qui donnait aux citoyens l'occasion de prescrire une réforme profonde de notre économie et de notre Université et, en même temps, de dire s'ils me gardaient leur confiance, ou non, par la seule voie acceptable, celle de la démocratie. Je constate que la situation actuelle empêche matériellement qu'il y soit procédé. C'est pourquoi j'en diffère la date. Quant aux élections législatives elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution, à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier, en l'empêchant de s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens, ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue main en conséquence et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des rivaux à cet égard.

Si donc cette situation de force se maintient, je devrais pour maintenir la République prendre, conformément à la Constitution, d'autres voies que le scrutin immédiat du pays. En tout cas, partout et tout de suite, il faut que s'organise l'action civique. Cela doit se faire pour aider le gouvernement d'abord, puis localement les préfets, devenus ou redevenus commissaires de la République, dans leur tâche qui consiste à assurer autant que possible l'existence de la population et à empêcher la subversion à tout moment et en tous lieux.

La France, en effet, est menacée de dictature. On veut la contraindre à se résigner à un pouvoir qui s'imposerait dans le désespoir national, lequel pouvoir serait alors évidemment et essentiellement celui du vainqueur, c'est-à-dire celui du communisme totalitaire. Naturellement, on le colorerait, pour commencer, d'une apparence trompeuse en utilisant l'ambition et la haine de politiciens au rancart. Après quoi, ces personnages ne pèseraient pas plus que leur poids qui ne serait pas lourd.

Eh bien ! Non ! La République n'abdiquera pas. Le peuple se ressaisira. Le progrès, l'indépendance et la paix l'emporteront avec la liberté.

Vive la République ! Vive la France !"

Charles de Gaulle Mai 1968

Cette semaine va être un rapport de force entre ceux qui veulent redresser la France et ceux qui n'ont pas accepter le vote des français pour reformer le pays. A nous de ne pas abdiquer devant la tyrannie...

par DLJ Lorraine publié dans : dljlorraine
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Mardi 6 novembre 2007

 

Ou quand une bande d’illuminés révèlent malgré eux la politique africaine du Président Sarkozy

 

 

            Ce à quoi nous venons d’assister ces derniers jours est vraiment hallucinant, et l’évolution des événements de laisse rien à présager de bon. Posons les faits et le contexte de ce nid de frelons dans lequel cette ONG a mis ses pieds (nickelés). La frontière Tchad-Soudan est une des zones les plus sensibles d’Afrique :

 

            Du coté soudanais, on y trouve les massacres du Darfour. C’est un conflit ethnique entre des populations « arabes » du Nord qui tiennent le pouvoir, et des populations noires au Sud (ce n’est pas un conflit religieux car le pays est entièrement musulman). Après la découverte du pétrole dans le Sud, les populations noires ont demandé au pouvoir central de Khartoum leur part du gâteau de la manne pétrolière.  En réponse le gouvernement a non seulement violement réprimé les opposants, mais en plus ferme les yeux (ou finance ?) sur des massacres organisés par des cavaliers en armes. Ce sont ces Janjawids (cavaliers démons), qui terrorisent les populations, brûlent les villages, qui en vérité opèrent une véritable campagne de purification ethnique.

            On y trouve également des chinois qui trouvent là une source d’alimentation en pétrole non contrôlé par les occidentaux dans le cadre de la nouvelle « chinafrique ». Ces derniers en échange de l’or noir, fournissent à Khartoum du matériel militaire, permettant de défendre les puits et les derricks pour que les affaires continuent.

 

            En face, il y a le Tchad, sans armée digne de ce nom, et en désaccord sur le tracé des frontières avec le Soudan, il soutient les rebelles du Darfour et a armé les tribus frontalières pour qu’elles constituent des milices plus ou moins fidèles au régime tchadien. D’ailleurs le Président Deby n’est qu’une marionnette issu d’un accord entre le France et la Lybie, d’autant plus qu’il n’a gardé sont fauteuil que grâce à l’intervention des troupes françaises qui l’ont récemment protégé d’une rébellion. Obligé de la France, le Président cherche donc à s’émanciper et tous les moyens sont bons à l’approche du déploiement d’une force de sécurité européenne (EUFOR) composée majoritairement de français.

 

            Les zorros-zozos de l’Arche de Zoé, fournissent donc le prétexte idéal, et donne à Nicolas Sarkozy l’occasion idéale de définir sa politique africaine bien sûr en rupture avec la précédente. Les faits sont suffisamment traités dans les médias pour ne pas y revenir. Si les journalistes et l’équipage méritaient d’être libérer sur le champ, les membres de l’association en revanche doivent répondre de leurs actes.

 

            Super-Sarko entre donc en action et va chercher lui-même un premier groupe de prisonniers. Nous pouvons nous interroger ; Que font l’ambassadeur, et le ministre des affaires étrangères ? A quoi servent-ils ? C’est surement cela présidentialisation du régime ! Ce qui est tout aussi étrange c’est le voyage du Président Sarkozy : il était acquis depuis la veille que les journalistes et les hôtesses sortiraient de prison très rapidement, puisque le Président Deby l’avait lui-même souhaité. Pourquoi donc ce voyage, ne pouvait il pas envoyer Kouchner et les attendre à Villacoublay ? Cela s’explique par la personnalité de notre Président en quête surement de popularité et d’images médiatiques !

Nous ne pouvons que nous féliciter de voir nos compatriotes sains et saufs de retour au pays…

 

            Là où le bât blesse c’est aujourd’hui, lorsque devant les pêcheurs Sarkozy nous annonce qu’il ira lui même chercher les 6 français encore incarcéré. Cela ne vous fait-il pas penser à une prise d’otage ? Comme à la maternelle de Neuilly ? Mais la donne est différente, et le dilemme est vraiment grand :

 

-          Soit nous laissons les français dans les prisons tchadiennes, dans des conditions déplorables certes, et aussi avec le risque de violences puisque ce cher Idris Deby les a accusés de fournir les pédophiles et les vendeurs d’organes !

-          Soit nous allons les chercher, et cela au mépris de la souveraineté tchadienne, renforçant encore plus le sentiment antifrançais que toujours ce cher Deby aime tant encourager pour masquer les problèmes économiques de son pays.

 

            Alors que faire ? L’attitude du Président Sarkozy n’est vraiment pas la bonne car elle fait preuve d’une grande arrogance envers l’Etat tchadien qui sera perçus à coup sûr comme du néocolonialisme. Annoncer de but en blanc, que les français seront ramenés en France, c’est tout simplement dénigrer la justice tchadienne ! C’est le retour en force de la françafrique ! Sur RTL le ministre de l’intérieur tchadien nous donne même des leçons de démocratie, en affirmant qu’il ne savait pas comment cela se passait en France mais qu’au Tchad la justice était indépendante des prises de position du Président de la République.

            Pourquoi tout ce bruit, ce tapage, pourquoi ne pas laisser la diplomatie agir et faire son travail ? Car à force de souffler sur les braises et de raviver les tensions on finit toujours par se brûler. Cela va radicaliser les positions tchadiennes ce dont rêve Deby, au risque de perdre toute chance de ramener nos guignols à la maison. La diplomatie cela demande de la patience, une qualité dont semble bien avoir besoin notre Président…

par DLJ Lorraine publié dans : Actualité politique
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Vendredi 2 novembre 2007
« Il n’y a que deux classes en Europe, celle qui veut des privilèges et celle qui les repousse ».

(Napoléon)

La FED vient à nouveau de baisser ses taux directeurs. Les effets immédiats n’ont été que ceux que l’on pouvait attendre: augmentation du baril de pétrole brut et renforcement de l’Euro. Si l’Union Européenne maintient cette politique monétaire de l’immobilisme, c’est qu’elle veut nous préparer un cadeau de Noël exceptionnel: un baril à 100 dollars et un euro à 1.50 dollar.

Avec une telle situation et de telles prévisions, se pose nécessairement la question des causes de cet immobilisme. Elles sont de deux ordres. D’une part, la dépendance au pétrole de certaines économies comme celle d’outre-rhin pousse la Banque Centrale Européenne a faire perdurer cet affaiblissement du dollar, pour contenir l’augmentation du prix du baril. D’autre part, l’euro atlantisme développé par Angela Merkel au cours de sa présidence de l’Union Européenne comporte des effets néfastes aussi bien sur le plan économique que sur le plan institutionnel.

Si nous souhaitons un Euro instrument de croissance, il nous faut donc revoir la politique énergétique de l’Europe qu’il faut davantage axer sur le nucléaire que sur le pétrole, mais aussi contenir l’influence (pour ne pas dire l’omnipotence) américaine en Europe.

Il est un rêve que d’émettre ce souhait, il est une fleur au bout du fusil que de penser que du jour au lendemain l’Europe va sortir du joug américain, et plus largement du joug ultralibéral.

S’agissant du joug américain, le Traité Modificatif Européen contre lequel il faut plus que jamais s’opposer, prévoit un alignement de la politique étrangère européenne sur celle de l’OTAN, organe piloté de main de maître par les Etats-Unis. S’il est vrai que cette institution concerne davantage les questions militaires et diplomatiques, l’importance des questions commerciales dans les relations internationales permettra aux américains d’asseoir leur domination économique et par conséquent monétaire sur le vieux continent. Ce constat sera d’autant plus vrai si le Traité passe comme une lettre à la poste.

S’agissant du joug ultralibéral, il suffit de s’adresser à la Banque Centrale Européenne. Lorsqu’on lui somme de revoir sa politique monétaire, elle invoque la lutte contre l’inflation pour justifier ses hauts taux. Certes, elle entend ainsi contenir à moyen terme la hausse des prix, mais pour autant elle permet également la croissance exponentielle de la masse monétaire (+10% en 2006), autrement dit, produit des liquidités servant davantage les dividendes que les portefeuilles. La politique de l’Euro fort favorise un essor du capitalisme financier au détriment du capitalisme productif. Le silence du Traité Modificatif européen sur ce point sonne comme un accord de principe. Tout temps que la BCE demeurera indépendante, et que les États n’auront pas leur mot à dire en matière de politique monétaire, l’Euro ne sera pas un instrument de croissance.

Il n’est donc pas seulement un devoir de souverainiste, de citoyen attaché à son pays que de s’opposer au Traité Modificatif Européen, mais il est aussi un devoir d’homme, attaché à la prospérité de ses concitoyens. Notre opposition donne un vrai sens au patriotisme économique: « le nationalisme, c’est la haine des autres alors que le patriotisme, c’est l’amour des siens ». Agir par patriotisme économique contre cette Europe, c’est se battre pour que chacun puisse toucher les fruits de son travail, à la hauteur de son effort. Mais qui a dit « travailler plus pour gagner plus »?

Cédric

par DLJ Lorraine publié dans : Actualité politique
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Mardi 30 octobre 2007

"L'abdication d'une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d'une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot nationale et internationale. "

(Pierre Mendès France à la Tribune de l’Assemblée Nationale le 18 janvier 1957)

 

 

À en croire ce mot de Pierre Mendès France, notre démocratie serait-elle sur le point d’abdiquer? En effet, l’omniprésence, l’omnipotence, et l’omniscience du président de la République font doucement penser à la naissance d’un homme providentiel. La présidentialisation du régime proposée dans le cadre du récent rapport remis par la commission sur la réforme des institutions (et paradoxalement intitulée « Vers une cinquième république plus démocratique ») laisse présager une concentration des pouvoirs en cette seule fonction élyséenne. Notre démocratie est donc sur le point de tomber dans ce premier écueil de la dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel.

 La seconde partie de cette phrase doit nous intéressé au tout premier chef. Rappelons que ce mot fût prononcé lors d’un débat parlementaire sur le Traité de Rome au cours duquel l’intéressé afficha son hostilité à ce qu’il appelle « une délégation (des) pouvoirs à une autorité extérieure ». Cette expression est d’une actualité des plus saisissantes. Aujourd’hui, il n’est plus question de délégation, mais de constitutionnalisation déguisée, ce qui devrait davantage nous interpeller. La délégation que condamnait Pierre Mendès France, a atteint ce stade paroxystique que l’on nomme aujourd’hui vote à la majorité qualifiée, personnalité juridique, ou bien encore services diplomatiques européens… Ces maux de l’Europe, plus vrais aujourd’hui, condamnés dès son origine, ont été combattus hier (le 29 mai 2005) pour être mis en place demain. Seul le combat de ce jour contre le Traité modificatif européen fera vivre ces prises de positions d’hier et d’avant-hier. La grandeur des hommes politiques réside dans l’universalité de leurs actions et l’éternité de leur discours. Par notre opposition gaulliste, mais plus encore républicaine à ce traité modificatif européen, c’est la grandeur de la France que nous défendons, cette grandeur qui réside dans l’idée que des hommes comme Pierre Mendès France ou le Général de Gaulle ont pu se faire de notre pays. Pas de ce que devait être la France par elle-même et pour elle-même, une idée au service « d’une nation orgueilleuse » (pour reprendre les mots de Guy Moquet), mais cette idée certaine, vecteur de démocratie et de liberté.

 

"La démocratie se confond exactement pour moi avec la souveraineté nationale ...La démocratie, c'est le gouvernement du peuple par le peuple, et la souveraineté nationale, c'est le peuple, exerçant sa souveraineté sans entrave"(Général de Gaulle, à Londres, en 1942).

Pour un gaulliste, défendre une certaine idée de la France, c’est donc défendre la souveraineté nationale, et n’admettre les transferts de souveraineté que par des procédés démocratiques. Il n’est pas question de dire que le vote parlementaire n’est pas un processus démocratique mais entre démocratie directe et démocratie représentative, il semble exister une différence qui fait que plus le peuple participe, plus le procédé est démocratique. Il est donc un devoir de gaulliste que de demander le référendum pour la ratification du Traité modificatif européen comme pour tout traité européen.

 

De plus il existe en droit, un principe que l’on nomme le parallélisme des formes. Il semblerait donc logique que ce qu’un peuple a défait, seul un peuple puisse le défaire. Il est vrai que les plus pointilleux de nos juristes diront qu’il ne s’agit pas du même texte. Ce que je leur accorde. Pour autant les mots de Valéry Giscard D’Estaing suffisent à eux-mêmes :

« Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout d’échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel. »

Édulcorer un texte pour en changer sa nature juridique: c’est de la haute trahison!

 Pour en revenir à la citation de Pierre Mendès France, « l’autorité extérieure (qu’il nomme ainsi) exercera en réalité au nom de la technique, la puissance politique car au nom d’une saine économie on en vient aisément à en dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale ». Cette dernière partie de phrase résume au final les fléaux de l’Europe bruxelloise, au travers de l’Euro (monétaire), du pacte de stabilité (budgétaire), et des conséquences non maîtrisées que sont les délocalisations (sociale). La saine économie de Pierre Mendès France trouve aujourd’hui un écho dans la concurrence libre et non faussée annexée au Traité modificatif, et déjà présente dans ce traité de Rome. Alors que notre politique nationale s’afférait autour de vrais services publics, l’expression n’est même pas usitée par le droit communautaire. Au contraire, les exigences de concurrence libre et non faussée nous obligent à mettre fin à ces monopoles commandés par les nécessités de service publics. (EDF, Autoroutes, France Telecom, la Poste). L’Europe a tué le modèle social Français et elle le trucidera demain si on ne fait rien.

 

 Cédric

par DLJ Lorraine publié dans : Actualité politique
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Vendredi 26 octobre 2007

C’est une bonne initiative que d’essayer de concerner les élèves de Lycée dans la vie civique en leur montrant l’exemple d’un garçon de leur âge exécuté pour justement ses idéaux. Seulement voila, je pense que la méthode employée est complètement inutile voir confusante:

 

Je pense que  vouloir imposer une journée commémorative nationale, est une mauvaise idée. En effet cette initiative vise avant tout les jeunes des milieux populaires, souvent issus de l’immigration et donc qui ne connaissent pas très bien la période d’occupation. Malheureusement le Président Sarkozy n’est pas très apprécié auprès de ces jeunes, cette mesure risque donc d’assimiler la lettre de Guy Môquet comme de la « propagande Sarkozienne » et de ce fait entrainer un rejet a priori du texte et de cet fait du thème de la Résistance.

 

Le plus judicieux serait à mon avis d’intégrer l’étude de cette lettre dans le programme scolaire des lycéens ainsi le prof d’histoire pourra expliquer son contexte et les clefs nécessaires pour comprendre les deux dimensions de cette lettre.

 

Premièrement, il y a la dimension émotionnelle et symbolique. Elle se résume en trois points :

 

            Tout d’abord l’extrême jeunesse de Guy Môquet, 16 ans au jour de son arrestation. Ce qui montre bien « l’impitoyabilité »  de l’occupant Nazi.

 

            Ensuite il y la force émotionnelle qui réside dans sa correspondance et dans les mots simples et cinglants de vérité qu’il emploi alors qu’il va être fusillé dans quelques heures.

 

            Enfin il y a la disproportion totale entre les faits qui lui sont reprochés (distribution de tracts) et la sentence prononcée à son encontre.

 

Et la nous entrons dans la dimension historique de la lettre, Guy Môquet par son exemple est devenu un symbole de la Résistance sans avoir été lui même résistant. Ce texte nous est un témoignage entre cette charnière de la 2de Guerre Mondiale dans la relation germano-soviétique.

 

En effet, à partir de la signature du Pacte de non agression (Ribbentrop-Molotov) l’U.R.S.S. devient donc l’allié objectif de l’Allemagne Nazie. Par le Kominterm, le parti communiste français devient alors l’extension de la politique étrangère du Kremlin. Lorsque la guerre est déclarée en septembre 1939, ce dernier encourage le « pacifisme » et le défaitisme, si bien que Daladier par un décret loi du 26 septembre 1939 interdit le parti qui devient alors clandestin.

 

Lorsque 9 mois plus tard les Allemands entrent dans Paris, le PCF sort de sa clandestinité durant l’été 1940 en raison du Pacte de non agression. Il est même question de refaire paraître l’Humanité. Malheureusement très vite il y a de l’eau dans le gaz entre nazis et communistes en raison de leurs trop grands désaccords idéologiques et à l’automne 1940 des arrestations reprennent. La résistance à l’occupant n’était pas la priorité des tracts que Guy Môquet distribuait lors de son arrestation le 15 octobre 1940.

 

Ces arrestations de communistes marquent donc progressivement le retour à la clandestinité du parti et annoncent la rupture du Pacte Germano-Soviétique par l’opération Barbarossa de l’Allemagne en juin 1941 (retardée par les déboires italiens dans les Balkans).

 

Guy Môquet est donc envoyé dans un camp de prisonniers prés de Nantes et sert donc « d’otage » visant à prévenir toute action de représailles des communistes en raison de la violation du Pacte. Malheureusement le 20 octobre 1940 un officier Allemand est assassiné par des communistes et en représailles les nazis exécutent 27 de leurs otages. Guy Môquet est donc choisi à titre d’exemple en raison de son jeune âge, et de son statut de fils de député communiste.

 

Môquet et les 27 autres sont donc devenus martyrs mais je pense qu’ils ont eut conscience de leur positions. Ils ont su percevoir que leur mort donnera des raisons supplémentaires de continuer la lutte contre la tyrannie nazie et a ce titre ils méritent les honneurs de héros de la Résistance. A travers Guy Môquet nous rendons hommage à toute une jeunesse communiste, gaulliste ou tout simplement française qui a combattu l’occupant et qui en a payé le lourd tribut lorsqu’elle était prise.

 

Mais ca bien sûr, on ne vous l’expliquera jamais lors de la journée commémorative…

Olivier

 

par DLJ Lorraine publié dans : dljlorraine
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